À Ostende, James Ensor démasqué

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Chinoiserieën (
Chinoiseries) de James Ensor, 1907. Cedric Verhelst

REPORTAGE – La ville natale du peintre ouvre les célébrations pour les 75 ans de sa mort. Sa maison se visite aujourd’hui comme un sanctuaire.

La Belgique s’apprête en 2024 à couronner son grand peintre, James Ensor, d’une brassée d’expositions qui marqueront les 75 ans de sa mort en 1949, d’Ostende et Anvers en Flandre à Bruxelles, la capitale. «Né à Ostende, alors villette encerclée de remparts du plus beau vert et de fossés trop salés par la mer», note ce drôle de peintre au chapeau fleuri (autoportrait de 1883), aux visions hantées, entre burlesque et drame qui couve (L’Entrée du Christ à Bruxelles, son chef-d’œuvre monumental qui créa la polémique en 1888, est à la Fondation Getty à Malibu).

Le peintre des masques est mort dans sa ville natale, a peu voyagé – quelques voyages à l’étranger et de courts séjours à Bruxelles – et est resté attaché, sa vie durant, à sa ville venteuse qui devint, pendant son enfance, la station balnéaire chère au roi Léopold II.

Un magasin de souvenirs

Il n’a que 6 ans lorsque le nouveau souverain y fait son entrée le 25 juillet 1866. Ce dernier autorisera la destruction des remparts, témoins de quatre ans de siège des…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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