Chéri Samba, la joie de vivre africaine au cœur du tableau

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PORTRAIT – Ambassadeur de la «peinture populaire» de Kinshasa, ce peintre malicieux met l’Afrique en images et en légendes. Le Musée Maillol lui offre sa première rétrospective à Paris.

Chéri Samba vous accueille, le pinceau entre les dents qui goutte de peinture en Technicolor. Ce sang-là du peintre est arc-en-ciel. Coquillage et poisson posés sur une coupelle forment le contrepoids de son pinceau qui penche légèrement vers le bas, comme attiré au plus près de la terre. Le haut du corps et surtout le visage sont réduits à un long ruban continu où apparaissent une bouche, les yeux, le haut d’une oreille. Ce ruban de motifs s’envole dans le bleu du ciel. Il se dégage de cet autoportrait en spirale de 2003, I Love Color, une assurance, une foi dans la vie, un coup de soleil qui ravivent le gris de l’hiver parisien. Pour cette ode à la couleur de l’Afrique, Chéri Samba, 66 ans, s’est inspiré d’une lithographie du célèbre dessinateur-graveur hollandais, Maurits Cornelis Escher (1898-1972) qui fit surgir l’impossible et l’infini sous son trait virtuose. Il en a fait du pur Chéri Samba, une œuvre iconique dont il existe plusieurs versions. Celle-ci est celle de la collection…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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