Disparition de Léonard Gianadda, entrepreneur et mécène culturel

Share

Léonard Gianadda, en 1993, devant une sculpture de Henry Moore dans le parc de la Fondation d’art qui porte son nom, dans le Valais. Marc DEVILLE/Gamma-Rapho via Getty Images

Rien ne destinait ce petit-fils d’un Piémontais qui avait quitté l’Italie à l’âge de 13 ans pour travailler comme maçon en France à se hisser parmi les plus efficaces promoteurs culturels de son époque.

Léonard Gianadda aimait croire qu’il allait retrouver son frère au ciel. Décédé le 3 décembre à l’âge de 88 ans des suites d’un cancer des os, avait-il jamais quitté Pierre, ce cadet chéri avec lequel il avait sillonné le pourtour méditerranéen, disparu dans un accident d’avion en 1976? C’est mû par son esprit, ainsi que par celui d’un père victime d’une crise cardiaque en 1972 et celui d’une mère happée par un train alors qu’elle revenait du cimetière, qu’il a érigé un mausolée vivant.

La Fondation Gianadda, temple des arts accessible à tous, abritée derrière d’épais murs en béton brut dont il a dressé les plans puis piloté la construction dans sa petite ville natale de Martigny, canton du Valais suisse, rayonne aujourd’hui comme depuis son ouverture, en 1977, au sein du réseau très fermé des grands centres d’expositions d’art.

L’endroit, avec son immense hall d’accueil agrémenté d’un péristyle servant de galerie, porte et portera toujours le nom de Pierre Gianadda. En moyenne, il accueille…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 79% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Content Source: www.lefigaro.fr

En savoir plus

Nouvelles récentes