Marina Abramovic et le rêve du Tibet éternel

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Cintrée dans sa robe redingote noire Vivienne Westwood, bouche et ongles bien rouges, longs cheveux de jais, la pionnière de la performance, née en 1946 à Belgrade, a des allures guerrières. C’est pourtant une femme gaie, enjouée, et une pacifiste tendance bouddhiste qui nous ouvre sa porte.

Si je regarde à travers ma fenêtre, j’ouvre mon imagination. Aujourd’hui, c’est à Londres, où je réside depuis des mois pour ma rétrospective à la Royal Academy – je suis la première femme à y avoir une rétrospective en 250 ans! -, mon projet d’opéra, 7 Deaths of Maria Callas , avec les arias de Bellini, de Bizet, de Donizetti, de Puccini et de Verdi, et la musique nouvelle de Marko Nikodijevic, à The English National Opera. Le week-end, je me réfugie chez des amis dans la campagne anglaise et je me régénère dans un lieu bien vert où personne ne me connaît, où je ne connais personne. Mais mon spectacle idéal, celui auquel j’aspire, est celui d’ouvrir ma fenêtre le matin et de recevoir comme toute première image la vue sur l’Himalaya, avec le Tibet à son sommet. Parce que c’est l’endroit où je voudrais finir mes jours. Parce que le bouddhisme tibétain m’a beaucoup appris sur la vie, sur moi-même, m’a donné un vrai sentiment de sécurité et de paix. Exactement tout le contraire de la vie moderne

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Content Source: www.lefigaro.fr

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