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Quand la presse se moquait des impressionnistes: petite anthologie des éreintements

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Matinée de juin, Pontoise (1873), de Camille Pissarro.
Karlsruhe, Staatliche Kunsthalle Karlsruhe

CRITIQUE – Les journaux ont lergement commenté ce nouveau courant pictural.

Non, l’exposition de 1874 n’a pas été le scandale que l’on dit. Sur la soixantaine d’articles et d’annonces de presse aujourd’hui connus, sept seulement sont franchement hostiles. N’empêche. On s’étonne rétrospectivement des éreintements. Des caricatures montrent à l’ouvrage des rapins en tablier d’ouvrier, sales et ébouriffés tels des sauvages. Ils peignent avec un balai.

Avant que le néologisme «impressionnisme» soit forgé par l’ironique critique du Charivari Louis Leroy, on surnomme cette mutuelle de jeunes artistes les révoltés, les intransigeants, les francs-tireurs, les sensationnalistes, voire les impressionnalistes. Pour Leroy ces indépendants produisent une peinture «attentatoire aux bonnes mœurs artistiques, au culte de la forme et au respect des maîtres». Il s’offusque du «ton torchonné» et de «la facture lâchée mis à la mode par Corot». Pour lui, Eugène Boudin «pignoche» ses marines. Plusieurs de ses collègues se gaussent. On note la «forte quantité de croûtes». Catulle Mendès…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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