Justine Triet, doublement récompensée aux Golden Globes pour « Anatomie d’une chute »

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Née en 1978 à Fécamp, cette figure reconnue dans le milieu du cinéma, porte également des engagements politiques très clairs. Après avoir suivi des études aux Beaux-arts, elle s’oriente finalement vers l’audiovisuel. Ainsi, Justine Triet a dévoilé son premier court-métrage, Sur place, en 2007. Elle a aussi connu un certain succès en salles avec La Bataille de Solferino (2013), Victoria (2016) et Sybil (2019). Mais la réalisatrice a connu une véritable consécration au printemps dernier, en remportant la Palme d’or du Festival de Cannes pour Anatomie d’une chute. Largement critiquée pour son discours à l’époque, elle vient d’obtenir deux récompenses aux Golden Globes. Un succès international et un sacré pied de nez à tous ses détracteurs… On fait le point !

Justine Triet : cinéma et luttes sociales ?

L’an dernier, la cinéaste a sorti un film, retraçant l’affaire criminelle Amanda Knox. Pour rappel, il s’agit d’un fait-divers glaçant, le décès brutal d’un père de famille après une dispute avec son épouse. Avec un témoin : le jeune fils du couple, malvoyant, mais présent lors de l’altercation entre ses parents. Le scénario, parfaitement construit, et les acteurs, bouleversants, avaient séduit le jury du Festival de Cannes. Puis le public. En effet, en septembre, le long métrage de Justine Triet a dépassé le million d’entrées en France. Or, en recevant sa Palme d’or, en mai dernier, la réalisatrice avait tenu à s’exprimer. Fustigeant la politique culturelle néolibérale que le gouvernement souhaite mettre en place. Mais aussi la réaction des responsables politiques lors de la mobilisation contre la réforme de retraite. Ce qui lui avait valu des critiques de la part de Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture.

Dans la presse, certains éditorialistes n’ont pas hésité à tacler la scénariste et son film. L’accusant de véhiculer des idées d’extrême-gauche. Et de ne pas avoir assez de gratitude concernant les aides versées par l’État aux créateurs pour réaliser des films. Or, ce 8 janvier 2024, Justine Triet vient de vivre une deuxième consécration, puisqu’elle remporte 2 récompenses lors de la cérémonie des Golden Globes :


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Bouleversée, la réalisatrice a pris la parole par deux fois, sur l’estrade :

« Bon, c’est très sombre, radical, personne ne va venir le voir. C’est trop long, ils parlent non-stop, il n’y a pas de musique, deux bagarres, un suicide, un chien qui vomit. Mais je fais ce film radical, et après, je ferai une série qui nous rapportera de l’argent”Je ne sais pas à quel moment ça a déraillé, mais merci. »

Elle a aussi tenu à remercier les acteurs, lors de son second passage sur scène :

« Merci Sandra de n’avoir jamais essayé de faire de ce personnage une héroïne parfaite, mais d’avoir créé une femme complexe qui ne s’excuse jamais de dire ce qu’elle pense. Antoine (Reinartz), merci d’avoir été le procureur le plus méchant de l’année, Swann (Arlaud), merci d’avoir été l’avocat le plus sexy des Alpes… »

Emmanuel Macron salue finalement la réalisatrice

Au printemps dernier, le président de la République avait suscité une polémique. En effet, après la Palme d’Or reçue par Justine Triet, il n’avait pas eu un seul mot pour la féliciter. En revanche, en 2021, il n’avait eu aucun à saluer Julie Ducournau, pour son film Titane, lui aussi récompensé à Cannes. Et plus récemment, il n’avait pas hésité à clamer sa fierté d’avoir en France un acteur tel que Gérard Depardieu, malgré les polémiques en cours. Aussi, quelques heures après les récompenses remportées pour Anatomie d’une chute aux Golden Globes, il a pris la parole sur X. 9 mois après la projection du film à Cannes, le chef de l’État semble enfin prêt à féliciter Justine Triet.


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Content Source: iletaitunepub.fr

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