Notre critique d’Amal. Un esprit libre: une enseignante s’arc-boute contre la radicalisation

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Dans une salle de classe transformée en arène politique et religieuse, Lubna Azabal (Amal) crève l’écran.
UFO Distribution

CRITIQUE – Ce film choc de Jawad Rhalib sur une professeur confrontée à la censure des extrémistes se révèle bouleversant. Et alarmant.

«Lisez, posez-vous des questions, vous serez libres.» Enseignante en littérature à Bruxelles, Amal est juste une bonne professeur qui croit encore qu’elle peut ouvrir les esprits, enrichir les débats, bousculer les certitudes des élèves grâce à l’apprentissage des grands textes. Exercer son métier, ni plus, ni moins.

Dans sa classe, Monia, une collégienne discrète, est violemment harcelée par quelques camarades qui lui reprochent d’être «une sale lesbienne». C’est haram (interdit selon le Coran), s’insurgent-ils. L’un d’eux est renvoyé pour une semaine, et Monia devient la cible de harcèlements sur les réseaux sociaux. Pour la défendre, Amal décide de leur faire découvrir les écrits d’Abu Nuwas, célèbre poète arabo-musulman du VIIe siècle, bisexuel et profondément religieux.

Un choix bien trop subversif pour certains, embrigadés par le professeur de religion du collège, un imam influent de leur quartier, Tartuffe en costume-cravate tout juste converti et cheval de Troie de la radicalisation…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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