Notre critique de Perfect Days: scènes de chasse à Tokyo

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Perfect Days, avec Koji Yakusho, Prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes en 2023. Haut et Court

CRITIQUE – Dans la capitale japonaise, un homme mène une vie de routine, entre son travail de nettoyage des toilettes publiques et sa passion pour la photo. Un film mou qui traîne des pieds et patine comme un savon.

Occupé. Hirayama n’arrête pas. Son job consiste à nettoyer des toilettes publiques. Rien à voir avec les nôtres. On y mangerait: nous sommes au Japon. Chaque matin, après avoir arrosé ses plantes et pris son café, muni de ses brosses et de ses produits d’entretien, notre homme commence sa tournée au volant de sa camionnette. C’est un personnage démodé: il écoute de vieux classiques de rock sur des cassettes. La playlist va des Kinks à Patti Smith en passant par Otis Redding, sans oublier Lou Reed dont un morceau donne son titre au film.

La routine ne fait pas peur à ce maniaque de la propreté. Il déjeune d’un sandwich sur le même banc, photographie les mêmes arbres, sourit aux mêmes promeneurs dans le parc. Dieu, on ne l’ignore pas, se cache dans les détails (l’ennui aussi, parfois). Petit arrêt dans un bain-douche où il se récure avec la même vigueur qu’il applique à ses cuvettes de faïence. Dîner dans le même bistrot en sous-sol: on devine que le menu ne varie guère. Un brin de fantaisie…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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