Notre critique de Scrapper: la classe ouvrière en mode pastel

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Du haut de ses 30 ans, Jason (Harris Dickinson) n’a pas le quart de la maturité de sa fille Georgie (Lola Campbell), qu’il a abandonnée à sa naissance.
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CRITIQUE – Une gamine débrouillarde fait face au retour de son père biologique. Une tendre fable britannique.

Maîtres du cinéma social anglais, Ken Loach et Stephen Frears peuvent être rassurés. La relève est là. Et féminine. Découvert au Festival du film britannique de Dinard, Scrapper est la fable idéale pour commencer l’année en douceur.

Georgie, 12 ans, vit seule dans son HLM depuis que sa mère a été emportée par un cancer. Elle s’invente un oncle pour berner les services sociaux et gagne un peu d’argent en volant des vélos. Cette routine implose quand son père biologique revient dans sa vie. Du haut de ses 30 ans, Jason n’a pas le quart de la maturité de sa fille, qu’il a abandonnée à sa naissance. Mais il veut réparer ses erreurs. Pour amadouer la sceptique Georgie (la précoce Lola Campbell), qui le soupçonne du pire, Jason (Harris Dickinson, l’insipide influenceur de Sans filtre) propose de devenir son complice. Il l’accompagne dans ses larcins, sauf qu’aucun n’est vraiment doué!

Je voulais faire quelque chose de plus joyeux où les enfants restent des enfants et montrer comment les filles se débrouillent. Il n’y a pas que les garçons qui font les 400 coups

Charlotte Regan, réalisatrice

La réalisatrice Charlotte Regan, dont c’est le premier long-métrage, prend le contrepied des clichés du genre…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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