Notre critique du film Bâtiment 5, de Ladj Ly: du béton désarmé

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À travers ce film, Ladj Ly dénonce la crise du logement et l’expropriation qui obligent les habitants à vendre leur logement à un prix dérisoire pour s’installer plus loin. Benjamin Seznec/Le Pacte

CRITIQUE – Le réalisateur revient avec une nouvelle charge sociale mais sans la force des «Misérables», césarisé quatre fois.

Des plans aériens révèlent un îlot de barres longilignes, avant de plonger sur l’une d’elles, un immeuble monumental posé sur une chape de béton dans une cité qui rappelle les autres. Il s’agit du bâtiment 5, centre névralgique éponyme du nouveau film de Ladj Ly. Un drone et une banlieue grise: dès l’ouverture, le réalisateur nous renvoie à son premier film, Les Misérables , prix du jury au Festival de Cannes et 4 César dont celui du meilleur film.

Le décor n’a pas changé, la thématique nourrie par les tensions sociales non plus, mais après les bavures policières, il dénonce la crise du logement et l’expropriation qui oblige les habitants à vendre leur logement à un prix dérisoire pour déménager plus loin. Haby, résidente du bâtiment 5, comme son meilleur ami, Blaz, en fait partie. Militante engagée, elle découvre par hasard à la mairie où elle est en stage un nouveau plan de réaménagement du quartier en leur défaveur. Pour combattre ce projet défendu par le maire intérimaire, elle candidate…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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