«Vannes lourdingues» et «railleries molles» : Cocorico embarrasse plus qu’il ne fait rire

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Le duo Clavier-Bourdon, pour la première fois au cinéma, rate complètement sa cible selon les critiques.
SND/M6 Films

REVUE DE PRESSE – La comédie de Julien Hervé, qui retrace l’origine de deux familles obsédées par leur francité, n’inspire qu’ennui et cliché aux critiques, malgré la présence à l’écran de Christian Clavier et de Didier Bourdon.

«On ne choisit pas ses ancêtres !» Cocorico, le long-métrage de Julien Hervé retrace l’histoire d’Alice et François (Chloé Coulloud et Julien Pestel). Sur le point de se marier, les deux tourtereaux réunissent leurs parents pour leur annoncer la nouvelle. Les futurs époux en profitent pour leur offrir cadeau pour le moins orignal : un test ADN. Ce dernier permettra d’en connaître plus sur les origines de leurs ancêtres.

La grande famille d’aristocrate des Bouvier-Sauvage et les modestes Martin, tous obsédés par leur francité, découvrent les résultats… Ce qui devait être une joyeuse réunion familiale tourne au fiasco. Porté par Christian Clavier et Didier Bourdon, le résultat de la comédie, sortie en salles le 7 février, ne convainc pas les critiques.

Cliché et peu original

Le long-métrage déplaît avant tout pour son manque d’inventivité. Chez Télérama , Marie Sauvion déplore «un festival de vannes franchouillardes et lourdingues» de personnages «se découvrant soudain une ascendance allemande ou portugaise». Et s’il était possible de s’attendre à une variation du Prénom, il n’en est rien pour François Léger. «Julien Hervé, réalisateur du Doudou en 2017 et coscénariste des Tuche, n’a pas la méchanceté d’Alexandre De La Patellière et de Matthieu Delaporte. Il faut alors subir des railleries molles et peu inspirées», écrit-il dans les colonnes de Première .

Le magazine Les Inrockuptibles , qui dénonce la dépolitisation ridicule du long-métrage, résume la production en un mot : arnaque. «Régler son compte à la xénophobie sans quitter l’espace Schengen, il fallait oser. Comme si le choix de cibles neutralisées, de peuples avec lesquels “on a le droit”, donnait au film une licence à ne plus rien penser et à se soulager librement de ses insanités les plus diverses et à éviter les seuls sujets délicats», fustige Théo Ribeton.

Le duo Clavier-Bourdon décevant

S’il ne séduit pas les foules, Cocorico a cependant réussi à réunir pour la première fois à l’écran Clavier et Bourdon, les deux piliers de la comédie française. Pour le meilleur ? Pas vraiment, explique les critiques unanimes. «Christian Clavier se glisse dans un costume qu’il connaît par cœur, Didier Bourdon lui emboîte le pas, mais le choc entre un ex-Splendid et un ex-Inconnu n’explose pas le cadre», analyse Fabienne Bradfer pour Le Soir . «Pour leur duel au sommet, Clavier et Bourdon auraient dû attendre mieux qu’un prétexte aussi poussif», regrette Marie Sauvion dans Télérama. Hubert Heyrendt de La Libre déplore quant à lui «un Christian Clavier autoparodique en roue libre, dans un rôle analogue d’aristo méprisant».

Content Source: www.lefigaro.fr

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