À Toulouse, un «Boris Godounov» très illustratif

Share

Éternelles questions: à partir de quand la lisibilité devient-elle didactisme, jusqu’où les références à l’actualité sont-elles un frein à l’universalité? ERIC CABANIS / AFP

CRITIQUE – En jouant trop sur le didactisme, la mise en scène d’Olivier Py de l’œuvre de Moussorgski au Capitole de Toulouse ne provoque aucune émotion. Seul l’orchestre sonne juste.

Envoyé spécial à Toulouse

Habitué du grand opéra façon Meyerbeer, Olivier Py est notoirement à l’aise avec les sujets impliquant l’histoire politique et les rapports de pouvoir. Sur le papier, le Boris Godounov de Moussorgski, dont le peuple est le personnage principal, semblait donc fait pour lui. La production qu’il vient de présenter au Capitole de Toulouse, en attendant le Théâtre des Champs-Élysées, nous laisse d’autant plus sur notre faim. Certes, on reconnaît son sens du plateau à la fluidité des transformations du dispositif mobile de Pierre-André Weitz, aux éclairages savants de Bertrand Killy, et à son sens de l’image juste, comme quand le fils du tsar joue avec un globe terrestre en guise de carte de la Russie, rappelant Le Dictateur de Chaplin.

Mais la mise en scène reste au premier degré. Éternelles questions: à partir de quand la lisibilité devient-elle didactisme, jusqu’où les références à l’actualité sont-elles un frein à l’universalité? Trop évidentes, trop appuyées, trop…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 71% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Content Source: www.lefigaro.fr

En savoir plus

Nouvelles récentes