Liya Petrova et son «Rovelli», l’incroyable résurrection d’un violon de légende, rival des Stradivarius

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RÉCIT – À 33 ans, la soliste d’origine bulgare est la seule en France – avec Renaud Capuçon – à jouer sur un Guarnerius del Gesù.

Elle l’avoue dans un sourire coupable. « La première fois que je l’ai tenu entre mes mains, en sachant qu’il allait être mon compagnon de route pour un temps indéterminé, je n’ai pas pu m’empêcher de trembler. Je me suis dit : “le moindre accident et c’est fini. Tu ne retrouveras jamais ce son, et personne d’autre après toi.” » En cette froide après-midi de décembre, dans l’appartement parisien où Liya Petrova vient d’empoigner le Guarnerius del Gesù dont elle a la charge depuis trois semaines, la fascination et le plaisir de jouer semblent avoir repris le dessus. Les doigts ne tremblent plus. L’archet (un sublime Dominique Peccatte du XIXe siècle) glisse sur les cordes de toute sa longueur. Avec une présence continue. Aussi envoûtante qu’inhabituelle. Une mélodie échappée du Concerto de Sibelius s’élève dans le salon typiquement haussmannien, où la jeune violoniste bulgare travaille ces jours-ci avec un acharnement jovial jusqu’à huit heures par jour, pour percer tous les mystères…

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