Marina Viotti: «L’opéra est l’art idéal pour parler aux jeunes!»

Share

«J’estime que la légitimité des mises en scène modernes réside surtout dans la qualité ou non de ce qui est proposé», confie Marina Viotti. Edouard Brane

ENTRETIEN – La mezzo soprano cosigne avec la philosophe Gabrielle Halpern une passionnante réflexion sur le lyrique et sa capacité à embrasser nos questions de société.

À 37 ans, la mezzo-soprano est sur tous les fronts. Après son triomphe en Angelina dans La Cenerentola de Rossini à Paris, et alors qu’elle s’apprête à incarner sa première Carmen en version scénique au printemps, à l’Opéra de Zurich, elle sera aussi l’une des têtes d’affiche des Sept Péchés capitaux de Kurt Weill, les 10 et 12 janvier prochains, au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris. Son livre, Et si le monde était un opéra?, signé avec la philosophe Gabrielle Halpern, est sorti en octobre aux Éditions de l’Aube.

LE FIGARO. – Comment est venue l’idée de cette discussion philosophique sur l’opéra?

Marina VIOTTI. – D’abord de mon propre parcours. Avant de devenir chanteuse d’opéra, j’ai étudié la philosophie pendant trois ans dans le cadre d’un master. Ce furent des années fondatrices. J’en ai tiré un certain esprit critique et un goût de l’analyse qui me servent encore aujourd’hui quotidiennement dans mon métier. Qu’il s’agisse de bâtir des programmes de récital en proposant mes propres…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Content Source: www.lefigaro.fr

En savoir plus

Nouvelles récentes