Mozart, la clarinette et les francs-maçons

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Avant Mozart, la clarinette se contente de jouer les toniques ou les dominantes. Avec lui, l’instrument devient carrément virtuose», explique Pierre Génisson. Emma Picq

RÉCIT – Dans son dernier album, Mozart 1791, le clarinettiste Pierre Génisson revient sur l’amour que le compositeur vouait à ce jeune instrument. S’il lui inspira plusieurs de ses ultimes chefs-d’œuvre, il était aussi étroitement lié à la loge maçonnique qu’il fréquentait.

«Si seulement nous aussi, nous avions des clarinettes! Vous ne pouvez imaginer l’effet produit dans une symphonie par le mélange des flûtes, des hautbois et des clarinettes », s’enthousiasme le jeune Mozart dans une lettre à son père, le 3 décembre 1778. Le compositeur est alors âgé de 22 ans. La clarinette, elle, en a à peine soixante de plus. Une bagatelle, à l’aune de la vaste histoire de la facture instrumentale. «Elle vient juste de faire son entrée dans l’orchestre de Mannheim, qui est l’un des tout premiers à l’intégrer dans ses effectifs. C’est là-bas que Mozart l’entend pour la première fois, et il est littéralement subjugué par sa sonorité», explique Pierre Génisson, qui vient de faire paraître, chez Warner Classics, Mozart 1791. Un hommage au compositeur, qui passe naturellement par l’enregistrement de son fameux Concerto en la majeur, K. 622, composé l’année de sa mort, en 1791… Mais tente aussi, au travers d’arrangements d’airs d’opéra pour clarinette, de percer le mystère…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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