Trop exigeant, trop sensuel… 30 ans après sa mort, peut-on encore danser Noureev?

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La star est toujours célébrée par plusieurs compagnies, dont le Ballet de l’Opéra de Paris. Mais son geste, affûté et précis, se perd à mesure que ceux qui l’ont côtoyé se retirent.

Le 6 janvier 1993, Rudolf Noureev s’éteignait, emporté par le sida. Une semaine plus tard, il était inhumé à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), après une cérémonie en grande pompe au Palais Garnier menée par Jack Lang. Son cercueil porté par ses danseurs préférés avait été déposé sur le grand escalier. Trente ans après, l’Opéra de Paris lui rend hommage. En souvenir des souvenirs d’éternité qu’il a offerts, trois de ses ballets sont à l’affiche cette saison : Casse-Noisette, Le Lac des cygnes, puis Don Quichotte. Et une exposition ouvre à la bibliothèque-musée jusqu’au 5 avril. Elle se concentre sur Noureev à l’Opéra de Paris. C’est là qu’il a été révélé au public dans le rôle de Solor le 19 mai 1961 lors d’une tournée du Kirov de Leningrad, là qu’il est revenu danser avec Margot Fonteyn et au côté des étoiles de la maison, Noëlla Pontois ou Ghislaine Thesmar, là qu’il a fixé un certain nombre de ses chorégraphies. Là, encore, qu’il a fait sa seule et unique expérience de directeur…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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