Germaine Cellier, à l’avant-garde de la parfumerie

Share

Un roman graphique revient sur le parcours de cette française méconnue du grand public, première femme parfumeur, dont les compositions visionnaires pour les couturiers d’après-guerre ont inspiré de nombreuses fragrances du XXe siècle.

«Germaine Cellier arrache aux hommes le monopole du meilleur nez. » Rien de moins ! Ainsi titrait l’hebdomadaire d’actualité 7 Jours, juste après le lancement du parfum Bandit par le jeune couturier Robert Piguet, en 1944. C’est ce chypré cuiré, fauve et sensuel, qui impose d’emblée Cellier dans le milieu très masculin de la parfumerie, dominé par les grands noms que sont Guerlain, Coty et Beaux (le compositeur du No 5 de Chanel). Cette première création incisive, elle affirme l’avoir élaborée en cinq minutes sur le coin d’une table, lors d’un repas bien arrosé et plein d’ail, avec le couturier. Ce moment clé de sa carrière vient d’être mis en bulles par la dessinatrice Sandrine Revel et la scénariste Béatrice Égémar dans Germaine Cellier. L’audace d’une parfumeuse, leur beau roman graphique qui retrace en dessins la vie de la Française, première femme de sa profession.

Longtemps restée dans l’ombre (les compositeurs de fragrances d’alors sont beaucoup moins médiatisés), Germaine Cellier…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Content Source: www.lefigaro.fr

En savoir plus

Nouvelles récentes