À l’Opéra royal de Versailles, un Don Giovanni jouissif et très théâtral

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Don Giovanni mis en scène par Marshall Pynkoski à l’Opéra royal de Versailles. Ian Rice www.ifrphoto.com

CRITIQUE – Cette version de l’opéra mozartien tient plus de la comédie de cape et d’épée que du drame métaphysique.

C’est l’heure des comptes côté cour. Leporello entame l’accort décompte des conquêtes de son maître. Donna Elvira hésite. Fureur ou incrédulité ? « Mille e Tre ». Parlez d’un catalogue. Elle jure qu’on ne l’y reprendra plus mais le séducteur n’est jamais à court d’idées pour conter fleurette. Rien ne saura donc l’arrêter ? Rien, si ce n’est le cours surnaturel des choses.

Et si c’était ça, Don Giovanni ? Une simple comédie à rebondissements. Conte à grand spectacle entre commedia dell’arte, théâtre à machines et comédie de cape et d’épée ? C’est la vision (très chorégraphique) que défend le metteur en scène Marshall Pynkoski à l’Opéra royal de Versailles.

Ici, on ne badine pas avec l’humour. Au cours actuel du rire sur les scènes d’opéra, Dieu que ça fait du bien. Dans les décors historiques de Roland Fontaine (déjà vus, mais utilisés très différemment dans le Roméo et Juliette de Zingarelli), Don Giovanni chasse à cour et jardin. Il ne hait pas les femmes, les aime…

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Content Source: www.lefigaro.fr

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