Paul Taylor, une dernière joke et puis s’en va sur d’autres chemins

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Depuis plus de dix ans, cet expatrié britannique exerce son humour en français et en anglais sur les scènes parisiennes. La tournée de BisouByeX s’achève samedi au Zénith.

Arrivé en France en 2009, l’humoriste Paul Taylor fait rire les Français depuis dix ans en se moquant d’eux. La plaisanterie a commencé par une vidéo dans laquelle il se filme avec un ami dans un bar pour se moquer des embrassades systématiques et répétitives des Français. Publié en 2016, le sketch connaît un immense succès et tape dans l’œil des programmateurs. Pourquoi ne pas décliner le concept de l’Anglais qui découvre l’Hexagone en série télévisée ? Ce sera What the fuck France, puis Stéréotrip, en 2018, sur Canal+. Cette visibilité lui ouvre les portes des théâtres pour son premier spectacle bilingue #Franglais, avec plus de 200 représentations dans neuf pays.

Le concept plaît. Son deuxième spectacle So British ou presque s’est joué de 2019 à 2020, avec deux soirées au Grand Rex en 2021, puis au Théâtre de l’Européen en 2022. Avec son troisième spectacle, BisouByeX, Paul Taylor change de registre. Il se livre sur sa vie de père, sur son arrêt de l’alcool après la mort de la reine d’Angleterre… Le tout agrémenté d’innombrables «fuck», qui n’ont pas besoin de traduction. Fidèle à lui-même, l’humoriste en profite pour pointer une nouvelle fois les fourberies de la langue française, surtout quand il l’apprend à sa fille, qui parle franglais première langue.

Dans BisouByeX, les moments de vie le disputent à l’humour. Paul Taylor assume le risque de ne pas faire rire à longueur de spectacle. «C’est le spectacle de la maturité, dit-il. Après plusieurs minutes, pendant lesquelles je raconte des moments de ma vie, je termine toujours par une blague forte

Si ses sketchs mélangent la langue de Molière et celle de Shakespeare, l’homme de 37 ans assure qu’il «ne faut pas être bilingue» pour venir le voir. Avec l’expérience de la scène, Paul Taylor a d’ailleurs appris à s’adapter à son auditoire, chaque soir différent. Quand la salle réagit bien aux blagues anglaises, tout roule. «Mais si je sens que le public ne maîtrise pas bien, je reviens au français», explique-t-il. L’exercice s’avère parfois «très frustrant». «Certaines blagues seraient super drôles en anglais, mais ne peuvent pas être comprises par tous les Français», regrette-t-il.

Après des années d’humour trans-Manche, Paul Taylor estime être arrivé à la fin d’un cycle. «J’ai atteint la limite» des spectacles bilingues, reconnaît-il. Ses prochains projets ? «Un spectacle entièrement en français et un autre en anglais, pour le jouer à l’international», imagine-t-il, même si rien n’est encore décidé. Une chose est sûre, cependant : il veut poursuivre sur les planches. En attendant, Paul Taylor reste «focus» sur le présent. Le 6 janvier, il sera pour la première fois sur la scène du Zénith de Paris. Et c’est complet, a-t-il annoncé dans son message de vœux le 1er janvier.

Content Source: www.lefigaro.fr

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